L’auto-prélèvement : pour quelles analyses ?

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L’auto-prélèvement est également connu sous l’appellation auto-échantillonnage. C’est une pratique assez courante dans le milieu médical. Il est effectué par le patient lui-même à la maison ou en milieu médical. Ce type de prélèvement est aussi efficace que celui réalisé dans un laboratoire de biologie médicale si toutes les conditions sont respectées à la lettre.

Les types d’analyses préconisés pour l’auto-échantillonnage

L’examen cyto-bactériologique des urines – ECBU

Ce test est préconisé pour dépister une éventuelle infection urinaire, déterminer les germes responsables et établir le traitement antibiotique correspondant. L’échantillon sera recueilli dans un collecteur d’urines spécialement conçu pour l’ECBU et remis au laboratoire dans les plus brefs délais.
Avant de réaliser un ECBU à la maison, il faudra nettoyer soigneusement le périnée chez l’homme plus la vulve chez la femme avec de l’eau et du savon doux. Ensuite, l’application d’un antiseptique est obligatoire avec une compresse stérile. Enfin, il faudra éliminer le premier jet d’urine avant de faire le prélèvement. Le flacon doit être refermé immédiatement sans toucher les bords.

Le dépistage des maladies sexuellement transmissibles – MST

Le patient doit suivre le même protocole que celui d’un ECBU. Par contre, c’est le premier jet d’urines qu’il faudra recueillir dans le flacon fourni par le laboratoire de biologie médicale. Cet échantillon permettra de détecter la présence des bactéries telles que la chlamydiae, le gonocoque ou les mycoplasmes.

Le prélèvement de selles

Cette opération peut également être réalisée chez soi. Elle permet de détecter la présence de bactéries, de virus ou de parasites dans l’organisme. Il faudra se procurer un flacon stérile auprès du laboratoire d’analyse médicale pour mettre l’échantillon afin de ne pas fausser les analyses.
Dans un premier temps, les selles devront être recueillies dans un récipient propre. Ensuite, il faudra prélever la quantité nécessaire à l’aide de la spatule fournie avec le flacon en veillant à recueillir les parties anormales : glaires, sang, liquide, mucus, etc. Après avoir refermé le contenant, il faudra acheminer l’échantillon au laboratoire dans les 2 heures suivant le prélèvement.

Le recueil de sperme

Il est prescrit dans le cadre d’un spermoculture ou d’un spermogramme. L’homme doit éviter les rapports sexuels pendant 3 à 7 jours avant ce prélèvement. Les mains ainsi que la verge doivent être nettoyées soigneusement et désinfectées. Tout le sperme doit être recueilli par masturbation dans le flacon fourni par le laboratoire médical. Il faudra remettre cet échantillon à ce dernier moins de 2 heures après l’opération.

Le recueil de crachats

Les sécrétions doivent venir des bronches et ne doivent pas contenir de la salive. Avant de réaliser le prélèvement chez lui, le patient doit se brosser les dents et se rincer l’intérieur de la bouche. L’expectoration obtenue après un effort de toux doit être recueillie dans un flacon stérile provenant du labo qu’il faudra refermer soigneusement.

L’auto-prélèvement vaginal – APV

Le laboratoire de biologie médicale fournit au patient un kit contenant un écouvillon et un tube stérile. Les mains doivent être nettoyées avec de l’eau et du savon avant de procéder au prélèvement.
L’opération consiste à introduire avec délicatesse l’écouvillon à l’intérieur du vagin sur une distance de 3 cm puis de le tourner pendant au moins 30 secondes. Le coton doit toucher la paroi afin que l’humidité soit bien absorbée.
Mettez ensuite l’écouvillon dans le tube après son retrait. Le coton doit être en contact avec le fond du tube. Coupez la tige au niveau recommandé puis refermez le flacon. L’échantillon doit parvenir au laboratoire 24 heures après le prélèvement.
SOURCES :
https://depistage-cancer.fr/centre/56-37-divers/549-qu-est-ce-que-l-auto-prelevement-vaginal-apv
https://www.ameli.fr/assure/sante/examen/analyse/preparer-ecbu-lire-resultats